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	<title>Itinéraires Humains et Citoyennetés</title>
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	<description>&#34;Des mots pour dire, des mots pour témoigner, pour comprendre, pour conter, pour rêver  encore....&#34;</description>
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		<title>Lettre ouverte de Serge Letchimy à Claude Guéant</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Feb 2012 09:07:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacky LAGROIS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Lettre_Letchimy-Gueant &#160;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://itineraires-humains-et-citoyennetes.com/wp-content/uploads/2012/02/Lettre_Letchimy-Gueant.pdf">Lettre_Letchimy-Gueant</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L&#8217;Espagne au coeur. Vicien</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 22:27:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacky LAGROIS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[17 Septembre, 10 heures du matin, il fait froid à Vicien, très froid. Nous avons fait irruption sur la place du Village, une dizaine de Français et vingt fils de Républicains espagnols, le drapeau de la République pour laquelle sont morts leurs pères flotte comme une revanche. Ce n&#8217;est rien, rien, ce ne sont que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">17 Septembre, 10 heures du matin, il fait froid à Vicien, très froid. Nous avons fait irruption sur la place du Village, une dizaine de Français et vingt fils de Républicains espagnols, le drapeau de la République pour laquelle sont morts leurs pères flotte comme une revanche. Ce n&#8217;est rien, rien, ce ne sont que trente hommes et femmes venus saluer ici la mémoire de Maurice Rajaud, un Tarn et Garonnais parti parmi les premiers étrangers pour rejoindre la Révolution Espagnole et la défendre contre les fascistes. Ce n&#8217;est rien, rien qu&#8217;un peu de mémoire qui vient taper à la porte des consciences.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce drapeau qui flotte  me donne les larmes aux yeux, à moi fils de français, amoureux d&#8217;un pays de résistance et dominé par des idéaux de paix et de partage, là où Dieu et ses représentants avaient considérés que ces deux termes ne s&#8217;appliquaient pas aux peuples. Nous sommes là ce matin là pour saluer un jeune homme de vingt cinq ans mort quelques jours à peine après son arrivée. Trente hommes et femmes, devant de bout de terre où repose Maurice Rajaud et d&#8217;autres. Je ne chante pas, je connais mal les chants de la République Espagnole, mais j&#8217;ai le poing tendu peut être ou crispé, je ne sais plus. Cette foule peu nombreuse au demeurant mais conséquente pour un si petit village fut reçue par un Maire un peu décontenancé par une assemblée si animée, curieuse de ce qui se joua ici, quand il n&#8217;attendait qu&#8217;une poignée de gens. Un maire qui reçut avec émotion une médaille de la ville la ville de Caylus de la part de Vidock, membre du conseil municipal. Et puis d&#8217;un coup sans savoir d&#8217;où elles venaient, circulèrent des photos du village en lutte avec des jeunes gens en armes et ces visages souriants.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;était hier. Ensuite l&#8217;Espagne fut bâillonnée, assassinée dans le silence complice des gouvernements qui préparaient Munich pour tenter d&#8217;échapper à une guerre qui allait les rattraper. C&#8217;était hier, aujourd&#8217;hui les bouches s&#8217;ouvrent de nouveau, comme les tombes sauvages au bord des routes pour des morts sans sépultures. L&#8217;histoire ne fera pas l&#8217;économie de raconter  que cette guerre civile n&#8217;en était pas une, comme le disent si bien les représentants de MER82, mais une guerre fasciste et qu&#8217;elle ne faisait que préparer ce qui allait suivre.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;après-midi, c&#8217;est le front de l&#8217;Aragon que nous avons découvert avec les restes des tranchées des positions tenues ici surtout par des Anarchistes. Notons que ce combat qui anima différents partis de l&#8217;Espagne Républicaine semble maintenant s&#8217;être tu, certains admettent les fautes, d&#8217;autres arrêtent de réécrire constamment les mêmes condamnations. Le sang des anarchistes, trotskystes, socialistes et communistes fut le même et Franco ne fit pas de différence. Leur drapeau est le même, leur désir aussi, instaurer d&#8217;abord une troisième République. Aujourd&#8217;hui, les enfants de républicains ont soixante ans, mais ils restent les dignes détenteurs de ce désir qu&#8217;avaient leur pères de créer un monde neuf avec des hommes et des femmes debout, égaux, instruits capables de prendre en main leur destin sans la chiourme et les soutanes comme détenteurs du pouvoir , du savoir et de leur destinée. Viva La Républica.</p>
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		<title>L&#8217;avis de lecteurs du livre &#171;&#160;les maisons roses&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 10:41:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacky LAGROIS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les maisons roses]]></category>

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		<description><![CDATA[Je viens de lire ton bouquin. Je l&#8217;ai achevé en 48 heures &#8230; Il est très prenant et on peut difficilement s&#8217;en détacher.Tu as du talent et ton livre mériterait une large diffusion.As tu  pensé au concours du &#171;&#160;livre Inter&#160;&#187; qui a lieu chaque année ?Je me suis permis de faire de la pub pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Je viens de lire ton bouquin. Je l&#8217;ai achevé en 48 heures &#8230; Il est très prenant et on peut difficilement s&#8217;en détacher.Tu as du talent et ton livre mériterait une large diffusion.As tu  pensé au concours du &laquo;&nbsp;livre Inter&nbsp;&raquo; qui a lieu chaque année ?Je me suis permis de faire de la pub pour ce livre sur le blog de l&#8217;association &laquo;&nbsp;Montauban citoyenne&nbsp;&raquo;  ( montauban-citoyenne.info ).Amicalement et encore merci pour ce moment fort de lecture</p>
<p>Claude Soufflet</p>
<p style="text-align: justify;"> Bonsoir Jacques, je viens de refermer ton livre à regret&#8230; Que d&#8217;émotions à sa lecture, j&#8217;ai ri, j&#8217;ai pleuré&#8230; J&#8217;ai retrouvé toute une époque (les années 70, baba-cool, les années militantes&#8230;), la misère des HlM, la mienne se trouvait dans une ferme&#8230; tes combats et ta lucidité pour en sortir&#8230; Les égarements&#8230; La dépression.  Tu es sur le bon chemin, ta plume te sauvera&#8230; ton livre est magnifique rempli de poésie et d&#8217;humanité !!! A bientôt. Amitiés.</p>
<p>Marina. (Site I Pagination)</p>
<p style="text-align: justify;">Voyage initiatique , au bout de soi-même, au bout du père, dont on veut se défaire, au bout du fils qui doit marcher seul, à la recherche d’une vérité par la drogue, l’engagement politique, une fuite  en avant par des voyages aventureux qui ne donnent pas forcément les réponses, la terrible pression d’un directeur qui fait rimer travail et dépression, une vie qui passe et manque trépasser, en réalité une quête éperdue d’amour, qui prend corps, qui prend coeur dans ce livre  de Jacques Lagrois. Nous assistons à la naissance d’un écrivain, d’un homme où chacun peut reconnaître ses propres errances.</p>
<p>Régis Granier (Montauban)</p>
<p style="text-align: justify;">La découverte de son écriture puissante, sensible, respectueuse des êtres, sortie des tripes, sincère, sans la moindre concession pour lui-même, que je vous exhorte à découvrir. Inutile de dire que j’ai adoré, et ce n’est pas parce qu’il est mon ami !!« Les maisons roses », de Jacques Huiban Lagrois, Editions La Brochure.</p>
<p>EVE SAUZE (Ipagination)</p>
<p>Une petite semaine que j&#8217;ai fini le livre mais trop d&#8217;émotions pour écrire de suite. C&#8217;est comme une tranche d&#8217;histoire qui rencontre une tranche de vie et ce parcours m&#8217;a mis les frissons, les larmes et aussi le sourire. L&#8217;écriture est magnifique (pour de vrai) et le &laquo;&nbsp;je&nbsp;&raquo; emporte comme un torrent de montagne. Quel travail, quel accouchement, quelle force intérieure, quelle puissance pour arriver à cette perle (Tu sais : la perle de culture dans l&#8217;huitre!). Je me suis embarquée avec toi et j&#8217;ai aussi retrouvé mes pas dans les rues de Paris et du Quercy.</p>
<p>Annie Bazillou( St Jean L&#8217;Autejac)</p>
<p>Je viens de terminer « les maisons roses »… Outre le fait que ton histoire n’est pas banale, j’ai été très agréablement surprise par ton style, que je trouve très beau, et même lyrique. Bref, je me suis régalée. Je ne saurais trop, avec toute la matière dont tu disposes, t’inciter à continuer dans l’écriture, mais certainement que d’autres te l’ont déjà dit. Racontes-nous de belles histoires, à nous qui aimons nous perdre dans la lecture.</p>
<p style="text-align: justify;">Josie Rosso</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai terminé hier soir et quelques jours après Joëlle  ton livre.J&#8217;imaginais, pour l&#8217;avoir entrevue dans &laquo;&nbsp;Point Gauche&nbsp;&raquo; la  qualité de ton écriture.Je suis soufflé!C&#8217;est quasiment d&#8217;un trait &#8211; sur plusieurs couchers en fait- que je me suis pris de passion par le récit, alerte et fluide.Aussi étonnant que cela puisse être, c&#8217;est au delà de ta propre  histoire que j&#8217;ai été entraîné.</p>
<p style="text-align: justify;">Me sont ainsi revenus les  souvenirs d&#8217; enfance, dans le monde ouvrier issu de l&#8217;immigration  de l&#8217;est européen après 1948. J&#8217;ai cheminé en te lisant, de jeux  et rêves d&#8217;enfant que nous avions en partage, jusqu&#8217;au triomphe sanglant du libéralisme. Des espoirs soulevés par 1968 jusqu&#8217;à la &laquo;&nbsp;trahison des pauvres et des démunis&nbsp;&raquo; dont Nicolas et sa clique  nous rabattent les oreilles en passant par les  renoncements successifs de nombreux &nbsp;&raquo; barricadistes&nbsp;&raquo; d&#8217;alors.</p>
<p style="text-align: justify;">Ne pas renoncer, ni aux rêves d&#8217;un monde meilleur, ni à la lutte; tel est aussi la leçon de Prague 1968. Merci de ce voyage Jacky</p>
<p>Jacques Marek</p></blockquote>
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		<title>Jacky LAGROIS : militant citoyen</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 10:01:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacky LAGROIS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans la presse]]></category>

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		<description><![CDATA[ L&#8217;hommage de Jacques Lagrois à Manuel Azana =&#62; Hommage lagrois azana Quand Olympes de Gouges hante la place Nationale&#8230; (le petit journal 24 août 2011) =&#62; Jacky-Olympes-petit-journal &#160; &#160; Une histoire ? Non !  Une succession d’images en noir et blanc.  Ce n’est pas vraiment une autobiographie. Non, des pas d’enfant dans un milieu où l&#8217;alcoolisme est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_72" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://itineraires-humains-et-citoyennetes.com/wp-content/uploads/2011/11/portrait-jacky-lagrois.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-72" title="portrait-jacky-lagrois" src="http://itineraires-humains-et-citoyennetes.com/wp-content/uploads/2011/11/portrait-jacky-lagrois-150x150.jpg" alt="Jacky Lagrois" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Jacky Lagrois</p></div>
<p> L&#8217;hommage de Jacques Lagrois à Manuel Azana<br />
<a href="http://itineraires-humains-et-citoyennetes.com/wp-content/uploads/2011/11/hommage-lagrois-azana.pdf">=&gt; Hommage lagrois azana</a></p>
<p>Quand Olympes de Gouges hante la place Nationale&#8230;<br />
(le petit journal 24 août 2011)<br />
<a href="http://itineraires-humains-et-citoyennetes.com/wp-content/uploads/2011/11/jacky-Olympes-petit-journal.pdf">=&gt; Jacky-Olympes-petit-journal</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une histoire ? Non !</strong></p>
<p> Une succession d’images en noir et blanc.</p>
<p> Ce n’est pas vraiment une autobiographie. Non, des pas d’enfant dans un milieu où l&#8217;alcoolisme est endémique, d’un adolescent puis d’un homme à travers les rêves d’une génération portée par 68, de la non violence aux groupes armés, des désillusions aux parfums subtils de l’héroïne .</p>
<p> C’est l’histoire d’unn campement de cent familles africaines dans le square de la place de la Réunion à Paris après une vague d’incendies criminels.</p>
<p> Ce sont des lignes qui mènent en Bolivie pour trouver une petite radio paysanne dans le trou du cul du monde et un cimetière de trains d’un autre âge au milieu de rien, au bord de l’imaginaire.</p>
<p>  Ce sont les traces d’Allende parcourues dans un chili moderne jusqu’au mur « des disparus ». La rencontre avec un ex-militant du MIR . C’est la mort de Pinochet un jour de soleil où un groupe chargé d’amuser les touristes chanta des chansons de Victor Jara.</p>
<p> C’est l’ébauche d’un homme et d’une première psychanalyse qui dura cinq années, pendant lesquelles les joies, les doutes et les incertitudes furent paroxystiques..</p>
<p>Pour finir ce sont des des images noir et blanc qui prirent des couleurs dans la ville d’Olympes de Gouges</p>
<p> Trajectoire écrite en allers-retours entre le passé et le présent, avec le harcèlement et une entreprise où la peur est érigée en système, la dépression conduisant aux déambulations dans des couloirs d’un HP, cherchant des raisons d&#8217;être là dans des regards qui se posent ailleurs, plus loin au delà de vous.</p>
<p> <em><strong>Jacques Huiban Lagrois</strong></em></p>
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		<title>Les maisons roses dans la presse</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 09:56:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacky LAGROIS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans la presse]]></category>

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		<description><![CDATA[La presse du tarn et garonne ouvre ces colonnes et ses micros à Jacky LAGROIS pour la sortie de son livre &#171;&#160;les maisons roses&#160;&#187;. =&#62; dépèche du 10/12/2011 =&#62; jacky-passage-17-depeche =&#62; article-le-reveil =&#62; article-nouvelles-82 =&#62; interview radio jacques huiban lagrois]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_74" class="wp-caption alignleft" style="width: 220px"><a href="http://itineraires-humains-et-citoyennetes.com/wp-content/uploads/2011/11/couverture-livre-maison-ros.jpg"><img class="size-medium wp-image-74" title="couverture-livre-maison-ros" src="http://itineraires-humains-et-citoyennetes.com/wp-content/uploads/2011/11/couverture-livre-maison-ros-210x300.jpg" alt="les maisons roses" width="210" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">les maisons roses</p></div>
<p>La presse du tarn et garonne ouvre ces colonnes et ses micros à Jacky LAGROIS pour la sortie de son livre &laquo;&nbsp;les maisons roses&nbsp;&raquo;.</p>
<p><a href="http://itineraires-humains-et-citoyennetes.com/wp-content/uploads/2011/11/depeche.pdf">=&gt; dépèche du 10/12/2011</a></p>
<p><a href="http://itineraires-humains-et-citoyennetes.com/wp-content/uploads/2011/11/jacky-passage-17-depeche.pdf">=&gt; jacky-passage-17-depeche</a></p>
<p><a href="http://itineraires-humains-et-citoyennetes.com/wp-content/uploads/2011/11/article-le-reveil.pdf">=&gt; article-le-reveil</a></p>
<p><a href="http://itineraires-humains-et-citoyennetes.com/wp-content/uploads/2011/11/article-nouvelles-82.pdf">=&gt; article-nouvelles-82</a></p>
<p><a href="http://itineraires-humains-et-citoyennetes.com/wp-content/uploads/2011/11/interview-jacques-huiban-lagrois.mp3">=&gt; interview radio jacques huiban lagrois</a></p>
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		<title>Citoyennetés et itinéraires humains</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Nov 2011 09:41:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacky LAGROIS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citoyennetés]]></category>

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		<description><![CDATA[La citoyenneté, vaste débat qui sans le vouloir bouscule toutes les lignes politiques et sociales. On la trouve dans la Grèce antique où les citoyens étaient les seuls à pouvoir discuter des décisions de la cité dans l’agora, mais ce titre n’était accordé qu’aux hommes libres (pas aux esclaves), il fallait être né de père [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://itineraires-humains-et-citoyennetes.com/wp-content/uploads/2012/02/toutes-les-civil.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-141" title="&quot;Toutes les civilisations ne se valent pas&quot; guéant" src="http://itineraires-humains-et-citoyennetes.com/wp-content/uploads/2012/02/toutes-les-civil-300x263.jpg" alt="" width="300" height="263" /></a>La citoyenneté, vaste débat qui sans le vouloir bouscule toutes les lignes politiques et sociales. On la trouve dans la Grèce antique où les citoyens étaient les seuls à pouvoir discuter des décisions de la cité dans l’agora, mais ce titre n’était accordé qu’aux hommes libres (pas aux esclaves), il fallait être né de père citoyen et grec. Les Romains, eux, la définirent en termes juridiques, les étrangers pouvaient accéder à la société politique, elle avait une vocation universelle sans critères d’origine ethnique, mais elle était refusée aux femmes</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant la révolution française, elle instaura une égalité, puisque tout homme était et reste encore un citoyen et pouvait participer aux assemblées électorales, on s’étripe encore aujourd’hui sur « cette citoyenneté » qui ne préservait pas l’individualité du vote. Nous dirons simplement que ces lieux furent sans doute nos premiers espaces d’apprentissage sur les droits des hommes dans la cité.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce mot fut sans doute un des plus visités par les philosophes de toutes les époques en tous les pays. En France, c’est sous le siècle des lumières, que Montesquieu, Condorcet, Rousseau et Diderot le visitèrent avec le plus d’exigence, mais encore une fois les femmes en sont le plus souvent absentes, même si certaines ont eu très tôt le courage de revendiquer leur place, comme Olympe de Gouges.</p>
<p style="text-align: justify;">  Il fallut quand même attendre 1944 pour reconnaître à ces dernières leur citoyenneté, puisque c’est à cette date qu’elles obtinrent le droit de vote. Reste les immigrés, même si légalement ils sont des hommes comme les autres, rappelons qu’ils n’ont toujours pas le droit de vote aux élections dans les pays dans lesquelles ils vivent et paient des impôts.</p>
<p style="text-align: justify;"> Et si la citoyenneté, ce n’était que cela? Un peu court, non?  Des lois, seulement des lois. Indispensables certes et qui ont fait que nous sommes malgré tout debout en face de puissances qui ne s’encombrent pas de philosophie. Mais elles sont insuffisantes à exprimer ce que contient ce terme, un des plus « beaux » de la langue française et qui s’enrichit lute après lutte des résistances pour que l’homme reste le centre de nos combats et avec lui le caractère universel du mot « ensemble »,  la citoyenneté ne peut s’habiller d’égoïsme ou d’exclusion.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour finir ce propos, on ne peut non plus considérer que ce mot n’a qu’une connotation morale, républicaine, partisane et n’en faire que du civisme (Voir l&#8217;excellente analyse d&#8217;Alain Rey). La citoyenneté est et restera « révolutionnaire » car elle restitue à chacun sa singularité avec comme principe incontestable que celle-ci participe à l’architecture humaine tant individuelle que commune</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Livre en projet</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Nov 2011 09:39:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacky LAGROIS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livre en projet]]></category>

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		<description><![CDATA[Un petit topo sur le projet de livre]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un petit topo sur le projet de livre</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Présentation du livre &#171;&#160;Les maisons roses&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Nov 2011 09:39:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacky LAGROIS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les maisons roses]]></category>

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		<description><![CDATA[Présentation du livre. De la surface d’une vie, jaillissent les fondations heureuses ou douloureuses, faites de voyages ou de travail, d’amour et de désamour. Du quotidien d’un homme, jaillissent des creux et des bosses, et même une maison rose. De l’histoire pleine de fureurs, jaillissent l’ordre et le désordre, le crime et l’utopie, et même [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Présentation du livre.</strong></p>
<p><a href="http://itineraires-humains-et-citoyennetes.com/wp-content/uploads/2011/11/couverture-livre-maison-ros.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-87" title="couverture-livre-maison-ros" src="http://itineraires-humains-et-citoyennetes.com/wp-content/uploads/2011/11/couverture-livre-maison-ros.jpg" alt="" width="281" height="400" /></a>De la surface d’une vie, jaillissent les fondations heureuses ou douloureuses, faites de voyages ou de travail, d’amour et de désamour. Du quotidien d’un homme, jaillissent des creux et des bosses, et même une maison rose. De l’histoire pleine de fureurs, jaillissent l’ordre et le désordre, le crime et l’utopie, et même l’acte simplement courageux. De la surface d’une vie, jaillissent le besoin d’écrire autant que celui de lire, le besoin de chanter qui fait aussi déchanter. Ainsi va la plume de Jacky Lagrois qui en cette occasion retrouve ses deux noms, celui de son père et celui de sa mère.</p>
<p><a href="http://itineraires-humains-et-citoyennetes.com/wp-content/uploads/2011/11/couverture-maisons-roses.pdf">couverture du livre les maisons roses</a></p>
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<p><strong> EXTRAITS DU LIVRE</strong></p>
<p><strong>Titre du chapitre &laquo;&nbsp;Arbeit macht&nbsp;&raquo;</strong></p>
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<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Du passé de cette entreprise, il n’y a pas grand-chose à retenir, le Directeur Général avait, au fil des années, éliminé ses associés en rachetant leurs parts. Le Bureau d’Etudes, né avec une direction collégiale, passa donc assez rapidement, au gré du rachat des actions, entre les mains d’une seule personne qui n’avait qu’un but : faire fructifier en bon capitaliste l’objet qu’il avait entre les mains. Ainsi, par le jeu des contacts et du travail des prédécesseurs, cette entreprise se retrouva propulsée en premier plan à Toulouse en utilisant un nombre effréné d’intérimaires et en traitant un nombre proportionnel d’affaires, y compris à l’étranger. Monsieur Salvy promut ceux qui lui faisaient allégeance, ce qui fut le cas de son bras droit : Monsieur Moreau. D’abord dessinateur, il se retrouva quelques années plus tard au poste de sous-directeur, pour commencer. L’ascenseur social fonctionnait pour ces personnes qui n’avaient pas forcément les qualités de meneurs d’hommes ou cette efficacité supposée innée chez les cadres dirigeants. Ce dernier oublia vite d’où il venait et se comporta comme un apprenti dictateur avec ses collègues d’hier, sous le regard bienveillant du directeur qui ne demandait que deux choses à ses employés : leur propension à courber l’échine et ne pas compter leurs heures. Quant à ceux qui avaient permis à cette entreprise de devenir ce qu’elle était et qui trouvaient à redire dans la gestion du personnel, ils prirent la porte. Les autres, tous les autres, passaient leur temps à esquiver un boss méprisant. Pour toute personne de l’extérieur Monsieur Salvy était un homme affable, difficile en affaires, certes, mais bon gestionnaire. Ainsi ses principaux clients, le Conseil Régional, le Conseil Général ne se plaignaient pas. Quant aux entreprises, il saignait aux quatre veines les petits artisans, mais trouvait des aménagements honorables avec les boîtes régionales ou nationales lorsque des travaux supplémentaires se profilaient à l’horizon. Monsieur Salvy savait où était son intérêt, et malgré son aversion pour les services de l’état, éducation, social et tutti quanti, il tendait la main et fermait les yeux pour obtenir un contrat.</span></p>
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<p><strong>Titre du chapitre &laquo;&nbsp;Les maisons roses&nbsp;&raquo;</strong></p>
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<p><span style="font-size: small; font-family: Arial, sans-serif;">De plus en plus, je me sens roulé, floué et seul, la vie n’est plus qu’une vieille femme fardée, aux talons usés et aux bas filés, avec des airs aguicheurs ne cédant des moments de bonheur que volés dans un passage étroit et sombre aux murs décrépis et sales qui en plus sent l’urine, un endroit sur lequel ne donne aucune fenêtre et où le ciel n’apparaît que voilé. Alors je «zappe». Nous cherchons tous du haut de notre adolescence à trouver un nouveau fil conducteur lorsque l’ancien donne des signes de fatigue, quand les adultes faillissent dans leurs rôles de protecteurs et de guides. Les valeurs acquises à coups de gifles et de tons péremptoires, nous les avons parfois transgressées pour vivre et nous amuser au mépris des autres, pour oublier les croassements des corbeaux du monde lugubre et sombre d’où nous venons où les éclaircies sont rares. Bien sûr, nous rêvons de cerfs-volants au-dessus d’un sable blanc, de forêts où des soleils resplendissants se glissent entre les troncs feuillus, de galopades sur de fringants chevaux dans des plaines désertes. La plupart d’entre nous n’a jamais quitté l’espace délimité par l’école et la cour, n’a jamais vu de sable ailleurs que dans les espaces des jardins publics, ou depuis peu, dans les quelques mètres carrés dédiés aux enfants et volés à la pelouse de la cour. Cet endroit est plutôt occupé d’ailleurs par les chats du quartier qui en ont fait leur « cacadrôme » comme dit Alain. Alors nous nous obstinons tous les jours à repeindre le réel avec les pinceaux de nos jeux et de nos fanfaronnades. Mais il nous faut recommencer tous les jours, encore et encore, mettre du pastel sur la tristesse et faire avec notre imaginaire pendant les heures qui nous sont accordées. Parfois, nous réussissons à déplacer les immeubles et quelques mètres carrés gagnés deviennent une immensité, nous faisons pousser de l’herbe sur le ciment, plantons des arbres centenaires, y fabriquons des cabanes, courrons après des chiens pour sauver un renard égaré dans nos songes. Nous fabriquons ainsi des images à nos mesures, assis sur le muret face à la rue, lorsque les bruits s’estompent et que la nécessité d’être seul nous rattrape. Une main sur l’épaule, les mots de l’un d’entre nous, gêné par le silence qui s’est installé, nous réveille à la réalité, et nous reprenons le cours de nos occupations, un peu frustrés, un peu absents, mais bien obligés.</span></p>
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<p><strong>Titre du chapitre &laquo;&nbsp;Apprentissage de la douleur&nbsp;&raquo;</strong></p>
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<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Que ce soit à sept heures du matin ou six heures le soir, j’ai en horreur ce métro avec sa faïence blanche dont je ne voyais pas la réalité en mai. Ses lumières blafardes éclairent d’une méchante lueur des gens pâles, endormis mais avançant à pas rapides vers un destin que j’imagine, identique. La révolte, la gloire des rêves de mioche ou simplement le bonheur ont été abandonnés aux rayons des rêves inaccessibles. Des couloirs sans humanité les mènent pour un troisième étage avec ascenseur dans une cité dortoir de la banlieue parisienne, un sixième étage sans ascenseur, celui-ci dans le vingtième arrondissement, celui-là vers un bureau ou une usine. J’ai en horreur cette foule dont je fais partie, lorsqu’elle ne proteste pas, les bras prolongés par des banderoles vengeresses. Je crains comme la mort cette gangrène sournoise qui rampe sur des corps ensommeillés et qui éteint la lueur de vie des yeux qui déjà ne voient plus l’horizon, n’entendent plus la petite chanson d’une enfance éteinte qu’ils s’étaient juré de ne jamais oublier. Combien je me retiens de crier que je ne suis pas des leurs, que je ne me reconnais pas dans cette fatalité, que je veux avoir une seconde chance de marcher sous le ciel plutôt que sous un éclairage artificiel! Hier, j’ai laissé tomber mon sac dans le métro et ma gamelle a rampé un instant au sol, me dévisageant. Visible aux yeux de tous ; elle m’a nargué, semblant crier ma condition sociale et l’échec de mes espoirs, « Toi différent ? Attends je rigole… ». J’ai eu honte, je l’ai ramassée et rangée, sans oser regarder les gens autour de moi. J’imaginais plus que je ne les voyais, leurs sourires sarcastiques. Je me suis haï, j’ai haï mon père et ma mère, ce métro, cette HLM, la vie… Non, je ne suis pas tendre avec ce prolétariat qui fut l’espoir d’un printemps et qui n’a pas tenu ses promesses. Y vois-je simplement des hommes et des femmes individuellement ou une masse informe bernée et qui retourne à son poste de travail, encore plus blessée qu’avant ? Y vois-je mon propre reflet, aujourd’hui, dans cinq ans, dans dix ans?</span></p>
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<p><strong>Titre du chapitre &laquo;&nbsp;Allons enfants&nbsp;&raquo;</strong></p>
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<p><span style="font-size: small; font-family: Arial, sans-serif;">Nous sommes donc passés comme tous les conscrits malgré eux, par toute la progression normale de tout appelé : coiffeur, fourrier, visite médicale, réfectoire, déguisement obligatoire, cours intensifs sur la vie militaire, vaccins. Il y a aussi l’apprentissage des mots qui vont désormais faire notre quotidien : bleubite, corvées, au pas, une deux, treillis, rangers, mitard, aux arrêts, salut, harnachement, armes, incorporation et tant d’autres, tous aussi nouveaux les uns que les autres. Le vocabulaire, c’est d’abord ce qui différencie le «bleubite» de «l’ancien», voire du «quillard». Il a donc fallu laisser au poste de garde les mots qui n’ont pas cours à l’intérieur d’une caserne : sensibilité, démocratie, amour, bucolique, clémence, harmonie, philosophie, mélodie ; comme il a fallu aussi apprendre les nouvelles définitions de mots que l’on connaissait dans le civil comme : joug, jouissif, légal, musique.</span></p>
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<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Un monde nouveau s’impose à moi, un monde où mes marques n’ont plus leur place. D’autres vont m’être imposées, d’autres qui existent depuis que des gens ont inventé des armées pour marcher au pas derrière un drapeau. Il faut se les approprier de gré ou de force. Il y a encore quelques jours, je m’étais dit que j’aurais le courage de dire non, que je résisterai ; on ne pouvait m’embrigader de force. Je n’ai pas pu, alors je joue au petit soldat sous le regard goguenard des anciens. Le premier soir au dortoir, j’ai eu du mal à reconnaître ceux que j’avais vus le matin même, tout au moins ceux qui n’avaient pas devancé le coiffeur, espérant sauver deux centimètres de cheveux. Nous voilà tous identiques. Après l’extinction des feux, lorsque tout le monde a monté ses draps pour ne plus rien voir, j’entends pleurer. Les larmes aux yeux, nous les avons tous, mais hier est déjà si loin, l’arbitraire vient de faire une entrée fracassante dans nos vies.</span></p>
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<p><span style="color: #000000;"><strong>Extrait du chapitre &laquo;&nbsp;Bâton rouge et plaisir blanc&nbsp;&raquo;</strong></span></p>
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<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Octobre 1974. Il fait beau. Comme c’est assez rare en cette saison, cela mérite d’être relevé, où peut-être ne fait-il beau que dans ma mémoire ; le temps qui passe fait en sorte que les heureux évènements soient accordés avec le ciel. Ainsi des hirondelles sont peut-être passées devant les baies vitrées, ou peut être a-t-il plu des roses, ce qui me paraît le moins probable, en fait peut être faisait-il un temps de chien ? Je tourne une clé dans une serrure. Tourner une clé dans une serrure est un geste anodin, on la sort de sa poche ou d’un sac, un tour, deux parfois et la magie commence : la porte s’ouvre sur un monde à soi. Un monde dont tout l’environnement ; les objets, le mobilier, les revêtements muraux ont été choisis pour leurs couleurs, leurs formes, sur un coup de cœur ou une recherche en fonction d’un particularisme que l’on s’entête à trouver géénniiall, devant des amis indifférents à la chose. C’est un terrier où l’on se met à l’abri, au chaud, où l’on fonde une famille. La porte poussée, ce jour-là, il n’y a rien ; un terrain vierge, une histoire à écrire, qui commence là sur le seuil, une histoire qui s’annonce comme un conte : « il était une fois »… La page est blanche, ce qui doit y être écrit se doit de contenir l’essentiel d’une émotion que l’on presse comme une bonne huile d’olives, alors on hésite, surtout ne pas se tromper, la première page est la plus importante. D’abord éliminer ce qui mettrait l’histoire à mal, des cafards sur les murs ou une odeur d’eau de javel permettant de cacher des odeurs moins délicates. Trouver le décor : les meubles, d’occasion bien sûr, choisis chez Emmaüs, les acheminer, les installer. Se faire architecte d’intérieur… Celui-là, un peu plus à droite, la table ronde dans le coin avec les chaises ; deux ou trois petits bibelots sur l’étagère pour la touche féminine, on à tous quelque chose de féminin, non ? Des livres, beaucoup de livres, une lampe sur pied, la chaîne Hi fi bon marché, et les quelques disques. Une fois ce décor planté, recommencer le rituel de l’ouverture de la porte, sans précaution comme si ce geste avait été effectué des dizaines de fois… Ou… Non. L’ouvrir doucement comme un livre précieux, entrer lentement, s’asseoir et prendre délicatement les habits du héros de l’histoire. Les enfiler, vêtement après vêtement, sans hâte, pour s’emparer au passage de la solennité du moment, de la singularité du personnage. Et pourquoi ne pas choisir un environnement sonore ? Avec précaution, «musique Maestro», placer le héros en position d’attente du premier acte qui l’éveillera à lui-même et fera de ces premières lignes l’introduction de son destin ; il naît, c’est absolument indéniable, il naît, et respire dans ses habits tous neufs de locataire. Il passe sa main dans ses cheveux, signe qu’il est au rendez-vous d’une nouvelle vie qui va commencer sous ses yeux à peine ouverts. Le passage des trompettes d’Aïda le surprend malgré tout. Ouvrir le cahier que l’on a choisi pour sa couverture où est imprimé en gros, « Roman d’une vie », et puis… Et puis rien ! La solitude qui arrive comme cela, qui s’invite, s’installe, prend ses aises et alors… Le vide, le blanc sans image, et le disque qui tourne pour une musique sans spectateur viable.</span></p>
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<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Non ! Cela ne peut pas se terminer aussi vite, à peine quelques lignes pour raconter cette nouvelle destinée qui commence, et qui se doit d’être l’entrée en matière d’une vie qui méritera d’être vécue. Déçue, décontenancée, l’envie d’écrire s’en va, penaude, vexée d’avoir été convoquée pour si peu, alors, on voudrait s’accrocher, mais le stylo est à terre, et le geste rageur de la fermeture du livre blanc tout prêt pour l’histoire nouvelle, sans les décombres de l’ancienne, a cassé la magie du moment. Alors, pour oublier l’incertitude, effacer l’instant raté, prendre vite un livre déjà écrit, un livre pour de vrai, choisir une histoire et se l’approprier pour un soir. Ouvrir les pages écrites par quelqu’un d’autre et devenir cet être indiscret qui s’invite sans tambours, ni trompettes pour un voyage qui n’est pas le sien, où il n’a pas payé sa place, en compagnon silencieux et invisible d’un héros qui n’est pas soi.</span></p>
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<p><strong>Second extrait du même chapitre</strong></p>
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<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Peu à peu, le studio devient dortoir, les cendriers sont pleins de joints écrasés, des tickets de métro roulés traînent par terre et pour finir, l’héro, le shit ont pris tellement d’importance que je ne peux plus travailler, je démissionne et je deviens dépendant de mes nouveaux colocataires. Franck se couche le dernier, plie ses affaires, cire ses bottes, il semble régner par ses manières aux antipodes de l’ambiance des lieux, sur une cour des miracles réduite. Ses avis sont recherchés et font office de parole d’évangile, tant sa parole est rare et sans appel. Arrivent les cambriolages, ces intrusions dans l’univers des autres. Je les refuse, mais mon studio sert de base de repli, j’y trouve parfois une télé ou une chaîne Hi fi en attente d’acheteur potentiel. J’ai perdu tout repère, je sers de receleur dans une entreprise où voler son voisin est chose commune, qu’importe qu’il soit plus pauvre. Et j’en arrive à me foutre du regard des autres, mes lectures ont rejoint les inutilités du placard. Je suis devenu infréquentable, mais je n’ai plus besoin de personne, je n’ai que mépris pour mon prochain, j’ai trouvé ma voie, celle d’une liaison directe avec Dieu, sans nul autre intermédiaire que la seringue ou le pétard, et pour tout dire, « le très haut » est toujours d’accord avec moi et pour cause, lui et moi ne faisons qu’un. Pour mon accoutumance à l’héro, je ne connaissais que l’attente, j’ai rencontré le manque, mais j’ai déjà compris que les heures qui passent avant le fixe sont aussi importantes que le fixe lui même, comme le sont la séduction et le désir dans la relation amoureuse, elles anticipent le corps à corps… Mon studio est un champ de ruines, l’odeur doit y être pestilentielle. Il sent la mort à plus ou moins brève échéance, mais il la sent, elle est là, tenace, lorsque je trouve la veine et que le bâton rouge devient plaisir blanc. A présent, nul discours sur le cours de ma vie n’arriverait à m’atteindre, je me complais dans cette solitude ou dans cette cristallisation du moi que m’impose la drogue. Depuis quelques jours, une jeune femme s’est jointe à la bande, en fuite après avoir laissé son ami mort d’une overdose dans une chambre d’hôtel, elle a pris pension, elle aussi. Elle est la tristesse personnifiée, tant le remord doit la tarauder, personne ne la touche ou ne tente de le faire, je crois que pour nous trois, elle personnifie ce qui nous attend, le chagrin et la mort, mais personne n’ose en parler. Pourtant les aiguilles continuent à faire leur travail, le shit à faire des nuages de patience paresseuse au-dessus de nos têtes. Il y a quelques jours, un des associés ponctuels de la bande est mort, il s’est tué en tombant d’un balcon en jouant le monte-en-l’air, il n’y aura aucune oraison funèbre de la part des cambrioleurs patentés du gang, il avait vingt ans.</span></p>
<p><strong>Troisième extrait même chapitre</strong></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;">A vrai dire, à ce moment personne d’entre nous n’a une vision réelle de ce qu’est la vie en Palestine ou en Israël. Peu nous importe Efrayim, fils de juifs non orthodoxes assuré de passer son bac, amoureux d’une jeune femme brune aux yeux noirs et aimant la philosophie qui va peut être perdre sa vie dans un attentat dans un supermarché. Nous n’avons d’yeux que pour Azmir, quatorze ans, vivant dans les territoires occupés, dont le père doit passer deux check points pour aller travailler et nourrir sa famille. Son fils est sans travail et sans école ; il regarde la télé, aide des voisins, ramène quand il le peut un peu d’argent israélien à la maison. La Palestine n’a pas de monnaie, pas d’Etat. Quand il peut, il regarde les vidéos tournées par le Hamas sur les derniers moments des bombes humaines, des compatriotes, des héros. Il n’aime pas le Hamas qui fait taire jusqu’à son père, pourtant pas avide d’informations sur la vie dans la cité, mais il se dit : «pourquoi pas ? ». Pour la cause, pour la Palestine ! Un jour peut être Azmir va tuer Efrayim dans un attentat, ou Efrayim tuera Azmir pendant son service militaire pour riposter aux jets de pierre ou aux obus et armes automatiques du Hamas, tous deux victimes d’un enjeu qui dépasse ce que les deux camps affirment. Israël occupe une terre et martyrise un peuple qui vivait en Palestine bien avant que Ben Gourion ne décide que cette terre revienne de droit au peuple juif.</span></p>
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<p><strong>Extrait du chapitre &laquo;&nbsp;Père et fille&nbsp;&raquo;</strong></p>
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<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Mais l’Inde toute entière ne peut se laisser enfermée dans cette vision extrêmement réductrice qui n’est en fait qu’une pièce de théâtre jouée par des européens pour des européens. Ces dizaines d’alter ego, me ressemblant à s’y méprendre, avec leur pantalon en toile bouffant et leurs gilets multicolores qui vont et viennent sur les plages de Goa sur les premières chansons de Police, ne sont là que pour la carte postale branchée et la consommation exagérée de poudre et de haschich.</span></p>
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<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Il y a d’autres visions de cette réalité aux multiples facettes qui bougent sans cesse comme dans un kaléidoscope géant : Bénarès et ses bûchers pour défunts en quête du Nirvana, les vaches sacrées, la conduite des taxis au klaxon dans une circulation où se côtoient les bus aux multiples couleurs, les auto-rickshaws (véhicule à moteur à trois roues), les rickshaws (tricycle avec deux places à l’arrière), les charrettes à bœufs dans des embouteillages hétéroclites et bruyants, sous une chaleur étouffante. Stop… Cela, c’est la carte postale typique qui n’en est pas moins le quotidien de millions d’indiens. Mais qui a l’œil aiguisé sur les rapports humains voit aussi un mode de vie basé sur les castes. Les Indiens, en respectant celles-ci, pensent vivre en harmonie avec l’univers. C’est le « darmha », il serait pour eux insensé de rompre cette harmonie : cela c’est la carte postale politique ou religieuse, imbriquées l’une dans l’autre pour une philosophie qui m’échappe. Cette différence de traitements entre les hommes semble à tout touriste venant de pays où l’égalité est inscrite dans la loi, même si elle est encore parfois ignorée ou foulée aux pieds, impensable. L’Inde c’est l’apartheid accepté, y compris par les plus malheureux ; vingt cinq pour cent des habitants sont victimes d’un ostracisme quotidien qui ferait descendre politiques et apolitiques dans la rue si quelqu’un osait seulement y penser ici. Enfin je l’espère. Mais cela encore ne serait qu’une vue réductrice de ce pays dans lequel l’influence religieuse est le moteur. Je n’ai pas rencontré d’indien laïc, sans doute y en a-t-il mais ma culture concernant ce pays est quasiment nulle. Je n’ai pas vu les quartiers les plus pauvres, les campagnes où sont désossés, à la main par des enfants, nos ordinateurs dans des conditions indignes du vingt et unième siècle. L’ordinateur n’est pas encore un bien accessible à tous</span></p>
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<p align="JUSTIFY"><strong><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Extrait du chapitre&nbsp;&raquo;Pour un nouveau départ&nbsp;&raquo;</span></strong></p>
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<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Uyuni est un endroit hors du temps, une fois quitté le centre, qui n’en a que le nom, des rues larges et non pavées, sans bitume et sans trottoir, vous attendent. Elles sont battues par des rafales glacées avec quelque fois un chien efflanqué, longeant les murs des maisons en terre dont certaines couvertes de chaux. Et là-bas, au bout, ce que vous n’attendiez pas, ce que personne n’attend : le cimetière des trains. C’est dans ce lieu improbable que finissent des locomotives usées, arrivées au bout de leur vie, dans cet endroit qui n’est pas un musée, sans guide, sans entrée ni panneaux indicateurs. Il est irréel ce bout de désert dans lequel le vent pousse des boules de brindilles agglomérées comme dans les vieux westerns, lors du duel au pistolet où le méchant s’effondre dans une poussière grise. Mais le côté pathétique du lieu n’empêche pas l’humour, une des locomotives porte, peint à la main en lettres capitales sur toute sa longueur « Necessito un mecanico. Urgente ». L’absurde vient faire son show dans cette grande désolation, sur un territoire dessiné comme une longue plainte muette sortie d’une bouche affamée qui s’ouvre sur ces images de métal rouillé, rongé, plié parcouru de milles boulons comme autant de boutons d’une maladie inguérissable. Pas le moindre arbre, pour horizon un sol plat sur lequel se battent pour survivre quelques touffes d’herbes, comme un pied de nez au froid pénétrant et au ciel d’un gris de cendres. Ce ciel qui semble vouloir vous faire payer la mort de ces trains d’une couleur de sortilège et qui donnent à ce tableau quelque chose de surréaliste. Si on y va par curiosité ou par jeu, la solennité du lieu donne vite au sourire une apparence de rictus. Bien sûr, personne ne pleure sur ces carcasses abandonnées et le message qu’elles transmettent dans leur immobilité est celui d’une mort inéluctable qui n’efface rien. En fait, après la fête des premiers jours, la ville entière donne par son climat rude, ses façades quasiment uniformes et composées d’un unique rez-de-chaussée, ses rues larges et désertes, une impression de survie dans un silence trop lourd. Et si le monde s’arrêtait là, derrière cette plaine déserte plantée là, par un Dieu quelconque en panne d’imagination ou dépressif, après ces squelettes de ferraille ? Oui, il pourrait finir ici avec un gouffre sans fond sans que personne n’en soit surpris</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong><em><br />
</em></strong></span></p>
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		<title>Bonjour tout le monde !</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Nov 2011 13:59:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacky LAGROIS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Bienvenu sur mon blog. Ce lieu vous est ouvert, n&#8217;hésitez pas à faire des commentaires sur mon travail, sur mes différents textes. Si cet espace vous semble propice pour y laisser quelques mots qui vous semblent apporter une pierre à l&#8217;édifice que tente de créer cet espace, ne vous gênez pas, vous avez ouvert la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_72" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://itineraires-humains-et-citoyennetes.com/wp-content/uploads/2011/11/portrait-jacky-lagrois.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-72" title="portrait-jacky-lagrois" src="http://itineraires-humains-et-citoyennetes.com/wp-content/uploads/2011/11/portrait-jacky-lagrois-150x150.jpg" alt="Jacky Lagrois" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Jacky Lagrois</p></div>
<p>Bienvenu sur mon blog. Ce lieu vous est ouvert, n&#8217;hésitez pas à faire des commentaires sur mon travail, sur mes différents textes. Si cet espace vous semble propice pour y laisser quelques mots qui vous semblent apporter une pierre à l&#8217;édifice que tente de créer cet espace, ne vous gênez pas, vous avez ouvert la porte, ne la fermez pas trop vite, cet endroit veut être un arbre à palabres.</p>
<p>Au passage découvrez chez qui vous vous êtes installé en cet instant.</p>
<p>Toutefois je me réserve, vous le comprendrez, de valider ou non certains commentaires avant leur parution sur le blog,  Je vous fait grâce de la liste des raisons pour lesquelles je fais cela :  racistes, xénophobes, pédophiles, etc… n’auront pas d’espace d’expression ici.<br />
Merci de votre compréhension.</p>
<p>amicalement</p>
<p>Jacques Lagrois</p>
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